Shooting d'anniversaire


Pour les 17 ans de ma fille, afin de souligner le seconde moitié de ma vie qui prend fin, j'ai offert à ma fille de lui faire un shooting maison! On s'est amusées comme des folles, et je suis redevenue une ado pendant un moment.

Voici quelques clichés de ma fille:






Projet de loi 104- classé "inconstitutionnel"

Le voici, tout chaud, directement sorti des fourneaux de la grande magistrature, le jugement que j'attendais et dans le dossier dans lequel j'ai étroitement collaboré pour défendre les intérêts d'une cliente: http://scc.lexum.umontreal.ca/fr/2009/2009csc47/2009csc47.html

Dorénavant, et la Cour Suprême le confirme pour la cinquième fois, le français est la langue imposée au Québec en matière d'éducation pour nos enfants. Mais pour encore combien de temps? Est-ce que le Québec tend à devoir changer ses critères? Preuve que la langue francophone a perdu des fidèles? Dans tous les cas, la divine Cour demande au Québec de se requestionner et renvoi dans sa cour la façon d'établir ces nouvelles règles sous certaines conditions qu'elle lui impose. Est-ce que le Québec fera ses devoirs?

Y songez-vous? Et si le le choix à la langue de l'éducation de nos enfants nous était laissé à notre discrétion? Et si on avait juste envie d'ouvrir le plus de portes possibles à nos enfants, pour leur avenir, dans cette mer qu'est le Québec dans cet océan anglophone? Pour ou contre?

J'ai mes raisons, mes réserves et je compte bien suivre le dossier de très près pour les prochains mois... et prochaines années. Bonne lecture!

Rendue là...

À visiter un Cegep avec ma fille de 16 ans (17 dans un mois!). En une seule phrase je viens de me flanquer une vingtaine d'années sur les épaules, sept cheveux gris dans le toupet et trois rides que j'entends se plisser, tel une vieille porte.
Ma fille ingrate! Celle qui veut que les règles fonctionnent comme elle les entend!! mais ça c'est une autre histoire et c'est pas ce matin que je vais me ramollir le sujet.
Afin de faire bonne figure et de ne pas moi-même passer pour une étudiante magasinant les collèges, j'ai donc pris les mesures nécessaires en m'habillant en madame (souliers à talon, manteau, foulard et sac à main de circonstances- de préférence d'une couleur foncée), je n'ai pas refait ma teinture hier soir comme prévue afin de laisser flamboyer les quelques cheveux gris qui tombent à l'occasion sur mon front et j'ai appliqué du vernis à ongles (ce que je fais régulièrement mais de couleur matante neutre- entre le foncé et le flash- celui qui comptait le plus de flacons restant sur la tablette). Ai-je déjà raconté qu'à la première rencontre de l'année, alors que ma fille débutait sa 1re année, l'enseignante ne m'avait pas pris au sérieux du tout (et j'étais- en plus- arrivée en retard pour faire encore plus mauvaise figure) et qu'elle croyait que j'étais sa grande soeur?! En passant, je l'ai aussitôt détesté avec son air austère et méfiante. Comme si toutes les filles-mères ne sont pas dignes du titre de "mère", mais ça, j'y reviendrai, un jour.
Je vais poser les bonnes questions, soit: quelles sont les mesures que votre département a adopter pour mieux se préparer à l'arrivée de la réforme en Septembre 2010? (avec mon air le plus solennel) comment nous les parents devons-nous préparer ma fille à son arrivée au collégial? (en prenant soin de la pointer du doigt avec mon vernis-de-circonstance).
Et demain, 17h00, je quitterai le bureau pour moi-même prendre le chemin de l'université (en prenant soin d'aller me changer avant pour enfiler une paires de jeans)! Faut que je me grouille pour terminer ce bac avant que ce soit elle qui me rejoigne, vous imaginez?!

Hymne automnal

Je suis une fille de l'automne. Je l'adore pour ses couleurs, le goût de ses récoltes, les matin frais, ses odeurs de livres neufs et de bois humide.C'est ma saison préférée pour une multitude d'autres raisons. Parce que je suis une fervente du cocooning, me retrouver en famille devant un repas chaud sorti directement de la routine, profiter de l'achèvement de l'été le soir près d'un feu. Un vent de renouveau réconfortant. Ce goût sucré que l'été a fait mûrir et que l'automne emporte dans ses récoltes. Bonne saison à tous!

Kate Nash - Foundations

Bon weekend à tous!
Merci de me lire!
GROS becs!

Facebook et les statistiques

Je me promenais sur le net et je suis tombée sur des donneés forts intéressantes concernant Facebook et ses satistiques quant aux groupes d'utilisateurs et selon leur âge.
Sources:

Princesse Ado n.f. sujet ardu et énigmatique

Engueulade qui s'est tristement terminée en un terrible alanguissement, hier soir.

Nos échauffourées ont, depuis quelques mois, pris une curieuse tournure et à ce qui ressemble à des discussions presque « adultes ». Or, j'ai « l'autorité » complètement déconfit et qui semble, par séquence, vouloir prendre la poudre d'escampette.

Je suis fatiguée de ces ados (déjà!) et de leur nature de « je sais tout », « j'ai tout vu », « je peux tout prévoir ». De son « j'ai 16 ans et bientôt 17! » qu'elle diffuse arbitrairement ici et là pour réfuter toute tentative autoritaire de ma part.

Oh oui! Il y a ces périodes ou elle se plante et qu'elle laisse tomber tout carnage, devient toute douce et tente un rapprochement mère-fille. Certes agréable mais paradoxal. Ces ados qui déjouent l'autorité transportés dans un de ces typiques jeux de fusée défiant une attaque d'astéroïdes en se faufilant d'une manière hasardeuse entre chacun d'eux.

En vrai, je comprends depuis peu le phénomène du cordon ombilical entre ma fille et moi. Tranquillement et découlant d'une manifestation très normale, les adolescents finissent un jour ou l'autre de s'éloigner de nous. Tout synonyme ou portant une odeur de « parent » et « autorité » encouragent leur besoin d'éloignement tout en étant curieusement attirés par le monde « adulte », à ce qui ressemble à une fuite de ce que nous sommes. Et le miracle de l'élastique survient, en période de blessure, de déception ou de désillusion. Si collés à nous étant petits et si lointains à l'adolescence. J'imagine la préiode de tri qui accompagne l'adulte en devenir pour se transformer en résultat de notre élevage! On dirait que moi et elle se situent à des années lumières de ça ces derniers jours.

Aux questions : puis-je, en tant que parent pondéré, laisser ma fille s'acheter une voiture- qu'elle a les moyens de s'acheter, alors qu'elle conduit encore périlleusement? Sur quel autre compte incompréhensible pour sa part pourrais-je mettre ma décision de retarder l'achat d'un an? Est-ce que la phrase « tant que tu seras sous mon toit » est encore en vigueur de nos jours? À quel âge doit-on cesser de répéter à son enfant de faire son lit ou de ramasser ses vêtements qu'elle laisse impunément dans la salle de bain? Ne vous sentez-vous pas coupable vous, parents d'autres ados, lorsqu'une engueulade outrepasse largement la simple réprimande contestataire? Que la soirée se termine en claquement de portes et que l'amoureux doit jouer l'arbitre? C'est peut être moi qui s'est laissée emporter dans ce qui devait être une discussion mais qui a finalement tourné en typique chicane du secondaire…

« 34 minutes » au cours de mon « 34 ans »

Après quelques heures seulement suivant mon premier marathon, je sens déjà que ce « 34 minutes 11 secondes » qu'il m'en a pris pour franchir la ligne d'arrivée, est déjà loin derrière. Pas si loin car j'ai encore une légère douleur dans l'aine gauche mais loin dans le sens d'accompli. Une nouvelle page est tournée. La période post-défi de mes 34 ans. Trente-quatre minutes qui, par définition, représentent des mois d'entraînement et de sueur. Un défi tout simple, mais si grand et qui prenait tout son sens lorsque je rentrais le soir et qu'il me fallait un courage du tonnerre pour aller courir ne serait-ce que quelques coins de rues. Et surmonter une blessure qui m'a fait prendre congé de la course pendant quelques semaines pour permettre le rétablissement oh! mais qui m'a demandé une volonté presque inatteignable pour remettre mes souliers de course. La reprise de l'entrainement n'a été qu'une prise de conscience qu'une fois la routine brisée, il est dix fois plus difficile de retrouver la forme perdue. Trente-quatre minutes pour de longs mois à tenter d'intégrer ma nouvelle discipline à ma vie de famille, d'étudiante et de travailleuse.

Voilà où je me situais encore quelques heures avant la course finale.

Lors du premier 2-km, j'étais fébrile, déjà très exténuée en raison de l'excitation et de la fébrilité qui régnait dans l'air. Tous ces inconnus qui criaient pour encourager les coureurs. Au 3e kilomètre, je me trouvais complètement isolée des autres coureurs. Quelques femmes devant, un homme derrière, tous en solo mais unis par un même objectif. Des résidents du coin sortaient sur leur balcon pour nous applaudir tour à tour. Une femme qui, sur mon passage m'a fait un « High-Five ». Tous ces étrangers, tel des fantômes témoins des nombreux kilomètres parcourus au cours des derniers, qui semblaient tous me dire à moi « bravo! ».

Au 4e kilomètre, je savais qu'il n'en restait qu'un seul. À l'idée que je ne m'étais pas une fois arrêtée pour marcher, cette petite voix intérieure qui s'élevait pour me dire « tu y es presque, tu l'as ton défi », j'ai senti un flot de larmes envahirent mes yeux. Et je pensais à ma copine qui n'était pas très loin derrière moi et qui avait fait le choix de courir avec son bébé de 2 mois en poussette! Je l'admire de tout mon cœur! Les 11 secondes de ma course, je les dois à ce moment!

Et le fil d'arrivé. Isolée des autres coureurs mais entourée de nombreux spectateurs pour qui les voix ne manquaient pas pour encourager chacun des arrivants. Ensuite mon nom dans les haut-parleurs, ma fille et mon amoureux qui viennent me serrer dans leurs bras. Les vrais témoins de ces quelques mois où la maman, l'amoureuse était ailleurs qu'à la maison, par défi égoïste de ses 34 ans. Et enfin la réalisation, et toute la sérénité qui vient avec.

Voici où je me situe maintenant, à l'aube d'un nouveau défi.

Lettre à une autre belle-mère

Chère belle-maman,
J'ai eu, moi aussi un jour, le goût d'exprimer ma grogne de certains jours dans mon rôle "belle-maman" envers ma "belle-fillette", la fille de mon amoureux. Pas sur mon blog bien entendu, car ça viendrait défaire tout le beau paysage que je tente, que je veux, de tout mon coeur contruire avec mon homme. Cette nouvelle dynastie, réédifiée, je la veux comme toutes les autres, sans édition. Belle, fluide, ou tous les jours sont parfumés de son p'tit bonheur, de jours plus gris mais ou les remises en question n'existent pas parce que c'est "là" pour rester, solide, enraciné. Sauf que les racines, faut se l'avouer, sont parfois difficiles à prendre dans cette terre déjà apauvrie par la peine, la souffrance, la culpabilité, de l'autre, de moi. La famille recomposée c'est bien plus que deux adultes et trois enfants. C'est une recette bien compliquée! C'est l'adaptation des nouveaux enfants, leur personnalité respective, la relation à long terme qu'ils entretiennent avec papa et qui existait bien avant "le nous", c'est accepter Maman/ex, vivre dans l'ombre de Maman/ex, accepter que ces pilules, ses recettes et ses "plasters" soient meilleurs que les nôtres, c'est s'abstenir de la conjuguer en "ex" car elle est d'abord et avant tout "maman" dans notre demeure, c'est penser à "Chum/papa et belle-maman" quand les enfants dorment ou certains weekends de privilèges, c'est d'être secrètement égoïste, par culpabilité. Il y a aussi les remises en question de nos limites de femmes. Elles sont bien différentes pour chacune mais peu importe les situations et qu'aussitôt la période de lune de miel terminée, elles doivent refaire surface. Ce n'est qu'à partir de ce moment que les racines deviennent plus fortes, dans d'autres cas parfois, meurent. Ça s'appelle "la consolidation de deux vies" que nos familles nomment, dans le langage commun: "tu vas voir, c'est pas facile". Savoir communiquer nos limites et les faire entendre, pour éviter les débordements. Être une belle-mère c'est faire sa place, centimètre par centimètre, un jour à la fois. Reculer d'un mètre parfois, de son propre gré, parce qu'ils nous font ch... ou par peur d'avoir avancer trop vite et de craindre le "t'es pas ma mère" ou le regard qui le dit, longuement. Un cinq-secondes intense, assassin du rêve parfait envié. D'aller jusqu'à craindre une parcelle, si minime soit elle, de ce même regard du Chum/papa. S'il fallait... Malheureusement je n'ai jamais osé mettre en écrit sur mon blog, les bas de ma vie de belle-maman. Être belle-maman c'est aussi, à un degré très différent, être "maman" parfois moins "belle". Ce rôle, tout comme les vraies "mamans" vient narquoisement, avec une honte profondre d'éprouver un accablement, certains jours gris. Et parce que l'on finit par les adorer ces enfants, comme s'ils étaient les nôtres. Par mesure de protection notre amour n'est pas aussi inconditionnel que si nous les avions mis au monde, mais ils finissent par faire parti intégrante de notre vie quand soudainement de réponds que j'ai trois filles! et non deux. Le plus important, avec le recul et "une mise en perspective", c'est d'apprendre et de savoir dénouer les nombreux noeuds des racines de ta relation avec Chum/papa. Retrouver l'homme, le grand, celui que l'on aime plus fort chaque nouveau jour et de ne pas le perdre de vue malgré les quelques heures de brouillard. J'ai lu ton message laissé sur mon blogue alors que je terminais mon premier marathon, aujourd'hui. Mon téléphone affichait des nouveaux courriels et c'est le premier message que j'ai lu. Je ne te connais pas mais tu m'as fait un bien énorme. Oui c'est vrai que j'aime faire du bien aux gens, à ceux que j'aime. Et comme toi, mon palmarès de brûlures les premières années de ma vie avec mon "Chum/papa" et "belle-fille" a été phénoménal, mais on sait toutes les deux, toi et moi, que c'est par amour et pour mieux tenir notre place dans cette montagne russe de la "belle-maman". Courage, la prochaine côte sera certainement très joyeuse à descendre!

Champion

C'est en sa compagnie, entre autre, que je courerai dimanche! À fond mon champion!
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